Martin Marshall, AMP
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liste de partenairesBNC : Deux ans d’amélioration de l’accessibilité au logement jusqu’au T4 2025
2026-03-04
Faits saillants :
- L'accessibilité au logement au Canada a enregistré une huitième amélioration consécutive au quatrième trimestre 2025. Il s'agit de la plus longue série d'améliorations jamais enregistrée dans le pays. Le ratio du paiement hypothécaire sur le revenu (MPPI) pour une maison représentative a diminué de 0,4 point de pourcentage. Les prix des logements désaisonnalisés ont augmenté de 0,4 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième trimestre 2025 ; le taux hypothécaire de référence (terme de 5 ans) a augmenté de 4 points de base, tandis que le revenu médian des ménages a augmenté de 0,8 %.
- L'accessibilité s'est améliorée dans six des dix marchés au quatrième trimestre. Sur une échelle mobile des marchés, du meilleur au moins bon : Vancouver, Calgary, Toronto, Edmonton, Victoria et Hamilton. À l'inverse, Québec et Ottawa/Gatineau ont connu une détérioration au quatrième trimestre, tandis que Montréal et Winnipeg sont restées inchangées. À l'échelle nationale, l'accessibilité s'est améliorée de 0,6 point de pourcentage dans le segment des copropriétés et de 0,4 point de pourcentage dans le segment des maisons individuelles.
L’accessibilité au logement s’est encore améliorée au dernier trimestre de 2025, marquant une huitième hausse trimestrielle consécutive, la plus longue jamais observée. Le pourcentage du revenu consacré aux paiements hypothécaires est tombé à 51,6 %, son niveau le plus bas en près de quatre ans, même si l’accessibilité demeure nettement au-dessus de sa moyenne de long terme de 40,5 % depuis 2000. Ces progrès sont survenus malgré une légère hausse des prix nationaux, la première en trois trimestres. Le taux hypothécaire à 5 ans a annulé la hausse de 4 points de base du trimestre précédent, enregistrant une baisse équivalente au T4, soit la septième amélioration des coûts de financement en huit trimestres, permettant aux emprunteurs de profiter de taux environ 22 points de base plus bas qu’un an plus tôt. Toutefois, la progression des revenus a davantage contribué à l’amélioration du trimestre que les variations des taux. Bien que les revenus aient pris du retard par rapport aux prix des logements ces dernières années, l’écart s’est réduit et le ratio prix-logement/revenu a atteint son meilleur niveau en cinq ans. Les tendances régionales sont restées contrastées : Vancouver et Calgary ont affiché les plus fortes baisses du ratio paiements hypothécaires/revenu, aidées par la baisse des prix, tandis que Toronto a également enregistré une amélioration notable malgré la stabilité des prix. À l’inverse, l’accessibilité s’est détériorée à Québec et Ottawa-Gatineau, où la hausse des prix a surpassé l’effet de la croissance des revenus et de la baisse des coûts de financement. Dans l’ensemble, la majorité des améliorations de la dernière année s’est concentrée dans les marchés les plus tendus plutôt que dans les régions déjà plus abordables. Cette tendance pourrait se poursuivre en 2026, la faiblesse persistante des marchés de la revente à Toronto et Vancouver ne laissant pas présager de rebond des prix, surtout dans un contexte de ralentissement démographique. Pour la suite, si les prix nationaux augmentent modestement, la croissance des revenus devrait demeurer le principal moteur de l’amélioration de l’accessibilité, les taux d’intérêt offrant peu de marge supplémentaire alors que la Banque du Canada juge sa position monétaire appropriée et que les déficits publics mondiaux pourraient exercer une pression à la hausse sur les rendements à long terme.
https://www.bnc.ca/content/dam/bnc/taux-analyses/analyse-eco/logement/abordabilite-logement.pdf
