Sylvie Theriault
SCHL : Revue de l’année 2025
2026-01-09
De SCHL
Obstacles structurels persistants : un frein aux progrès
Les politiques de financement, la réforme du zonage et le Fonds pour accélérer la construction de logements ont aidé à faire progresser les choses dans le domaine du logement. Malgré l’élan politique qui s’amplifie, la production de logements demeure lente en raison d’obstacles structurels, comme les longs délais de délivrance des permis et le zonage inégal. L’innovation et l’adoption des solutions à grande échelle dans les secteurs privé et sans but lucratif sont essentielles pour augmenter la productivité.
Le Canada doit doubler le nombre annuel de mises en chantier d’habitations d’ici 2035 pour combler l’écart dans l’offre. Même si les choses bougent de plus en plus, il faut prendre des mesures audacieuses et améliorer la coordination pour que les plans donnent des résultats.
Système canadien de production de logements
Malgré les mesures incitatives, le secteur de la construction au Canada met du temps à accélérer la cadence. Des signes montrent que la situation s’améliore dans certains marchés, comme Montréal et Ottawa, mais des obstacles persistent dans l’ensemble du système. Pour accélérer la production de logements et combler l’écart dans l’offre, il faut des approbations plus rapides et des processus modernisés de délivrance des permis. Il faut aussi de meilleures données au niveau municipal et des innovations en construction qui peuvent être adoptées à grande échelle. Ce dernier point demeure un défi important dans une grande partie du secteur de la construction.
Évolution des mises en chantier d’habitations et des marchés locatifs
Les mises en chantier d’habitations ont été vigoureuses au début de 2025, mais elles ont ralenti par la suite. Les marchés de Toronto et de Vancouver ont été les plus touchés par cette tendance : les mises en chantier y ont diminué par rapport à l’année précédente. Plusieurs facteurs expliquent le ralentissement, notamment : les taux d’intérêt élevés, la pénurie de main-d’œuvre et de matériaux, l’incertitude chez les promoteurs et l’annulation de projets de faible envergure. En Alberta, en revanche, les mises en chantier sont demeurées élevées.
Le marché locatif s’est pour la première fois assoupli de manière importante en 2025, mais l’abordabilité est demeurée problématique. Globalement, les indicateurs du marché locatif évoluent dans la bonne direction. Les taux d’inoccupation augmentent et la croissance des loyers ralentit, signe que le marché s’équilibre. Nous devons toutefois envisager des moyens de soutenir le marché et l’offre de logements locatifs à long terme.
https://www.cmhc-schl.gc.ca/observateur-logement/2026/revue-de-lannee-2025
